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Situation 02La responsabilité contractuelle en cas d’incident
« Vous avez payé la protection. Vous n’avez pas renégocié qui paye la prochaine fois. »
En résumé
- Le plan de reprise existe presque toujours comme document. Il existe rarement comme engagement contractuel chiffré et opposable.
- Le budget de protection a été dépensé ; la question de la responsabilité, elle, n’a en général pas été rouverte.
- Le sujet ne met personne en cause en interne, ce qui en fait la conversation la plus facile à ouvrir des six.
- Périmètre clair : l’engagement de service et le rapport de force. Ni cybersécurité technique, ni rédaction juridique, ni transfert de risque assurantiel.
Le mécanisme
Après un incident, l’organisation se remet en ordre là où elle est compétente : outillage, détection, gouvernance, sensibilisation. Ce sont des chantiers visibles, mesurables, et qui rassurent le comité de direction.
La question contractuelle, elle, appartient à un autre calendrier : celui du contrat de service, signé avant l’incident, souvent par une autre équipe, et qui ne se rouvre pas spontanément. Le résultat est un écart durable entre ce que l’entreprise croit avoir acheté et ce qui est réellement opposable.
Dans la plupart des contrats de service que j’ai eu à écrire ou à défendre, l’engagement de restauration porte sur un effort, pas sur un délai ; la pénalité est plafonnée bien en deçà du coût d’un arrêt ; et l’arrêt d’activité lui-même n’est pas couvert.
Quatre questions à vous poser
Si vous avez une réponse écrite et datée aux quatre, ce sujet n’est pas le vôtre, et je vous le dirai.
- Quel délai de restauration votre prestataire vous doit-il, par écrit, et à partir de quel événement ce délai court-il ?
- Que vaut la pénalité prévue, rapportée au coût d’une journée d’arrêt de votre activité ?
- Votre plan de reprise a-t-il été testé avec votre prestataire, ou seulement rédigé avec lui ?
- Si votre prestataire principal devenait indisponible, votre stratégie de sortie est-elle documentée et chiffrée ?
Pourquoi c’est réparable, et pourquoi par 4C Partners
La contrainte externe fait le travail d’ouverture : DORA impose des tests de résilience et des stratégies de sortie documentées, NIS 2 étend les obligations à l’industrie, et la continuité de production est un sujet de comité de direction en santé comme en industrie. Vous êtes déjà tenu de produire ces éléments ; il s’agit d’en tirer un engagement opposable plutôt qu’un classeur de conformité.
Ce que vous obtenez
- L’écart entre ce que vous croyez acquis et ce qui est opposablenote d’analyse contractuelle
- Le chiffrage de l’exposition réelle, en euros et en heuresmodèle de calcul remis et commenté
- Les clauses à obtenir, rédigées en langage de négociationargumentaire par clause
- La préparation de l’entretien avec votre prestatairesession de travail
Format et budget
6 jours
Prix ferme, hors taxes et hors frais de déplacement. Devis et lettre de mission écrits avant tout démarrage.
Limites et prérequis
Énoncés ici plutôt qu’en fin de négociation.
- Je ne suis ni expert en cybersécurité technique ni juriste. Je travaille l’engagement de service et le rapport de force ; votre RSSI et votre conseil juridique gardent leur terrain.
- Le transfert de risque assurantiel n’est pas mon métier et ne fait pas partie de la mission.
- Après un incident vécu, il vaut mieux laisser passer un délai : trop tôt, le sujet est encore émotionnel et la conversation n’est pas contractuelle.
Si rien n’est fait
Rien ne se passe, jusqu’au jour où le système s’arrête. Ce jour-là, la négociation se fait dans l’urgence, sans levier, et le coût de l’arrêt reste chez vous.
À qui cela s’adresse
Interlocuteur : Direction générale dans l’industrie, DSI ou RSSI dans l’assurance et la banque, direction industrielle en santé.
Déclencheur : Un incident public dans les trois dernières années, la création récente d’un poste de RSSI, ou l’assujettissement à DORA ou NIS 2.
Cette situation est la vôtre ?
Trente minutes suffisent pour savoir si l’angle tient chez vous. Si ce n’est pas le cas, je vous le dis, et c’est aussi ce qui fait la valeur de l’échange.
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