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Situation 05Qui capte les gains d’IA ?
« Votre prestataire automatise votre run. Votre contrat dit-il à qui appartient le gain ? »
En résumé
- Une unité d’œuvre est indexée sur un volume (tickets, postes, serveurs), pas sur l’effort réellement consommé.
- Quand l’automatisation réduit l’effort, le prix facturé ne bouge pas : le gain reste du côté de celui qui automatise.
- Je n’ai jamais vu de clause qui règle cette question dans un contrat de service standard.
- L’AI Act n’est pas utilisé ici comme argument d’urgence : les obligations relatives aux systèmes à haut risque ont été reportées. Le sujet est économique et contractuel, pas réglementaire.
Le mécanisme
Un contrat de service se facture en unités d’œuvre. Cette mécanique a une vertu : elle rend le coût prévisible pour vous. Elle a une conséquence rarement discutée : elle déconnecte le prix de l’effort.
Tant que l’effort et le volume évoluaient ensemble, l’écart restait faible. L’automatisation le rend structurel : le volume de tickets ne baisse pas, l’effort pour les traiter s’effondre, et le prix unitaire reste celui qui a été négocié.
Ce n’est pas une malhonnêteté du prestataire, c’est le fonctionnement normal du contrat que vous avez signé, et qui a été écrit avant que la question ne se pose.
Quatre questions à vous poser
Si vous avez une réponse écrite et datée aux quatre, ce sujet n’est pas le vôtre, et je vous le dirai.
- Votre contrat prévoit-il une révision des unités d’œuvre en cas de changement de méthode de production ?
- Que devient le prix du ticket le jour où la moitié des tickets sont traités sans intervention humaine ?
- Vos engagements de service ont-ils été revus depuis que votre prestataire communique sur l’automatisation ?
- Qui, chez vous, est mandaté pour poser cette question à votre prestataire, et l’a-t-il déjà posée par écrit ?
Pourquoi c’est réparable, et pourquoi par 4C Partners
Vingt-cinq ans à écrire ces contrats côté fournisseur, dont les dernières années au moment où l’automatisation est devenue un argument commercial. La clause de partage des gains n’est pas un concept : c’est une rédaction, une méthode de mesure et une préparation d’entretien.
Ce que vous obtenez
- La revue de vos unités d’œuvre à l’épreuve de l’automatisationnote d’analyse
- Un projet de clause de partage des gains de productivitérédaction commentée, à faire valider par votre juridique
- La méthode de mesure associéeindicateurs et point de référence
- La préparation de l’entretien avec votre prestatairesession de travail
Format et budget
3 jours
Prix ferme, hors taxes et hors frais de déplacement. Devis et lettre de mission écrits avant tout démarrage.
Limites et prérequis
Énoncés ici plutôt qu’en fin de négociation.
- Aucun chiffre de gain de productivité n’est avancé qui ne provienne d’une communication publique du prestataire concerné.
- Ce n’est pas une mission de conformité AI Act, et l’AI Act n’est pas un argument d’urgence : les échéances applicables aux systèmes à haut risque ont été reportées.
- La rédaction finale relève de votre direction juridique. Je fournis la clause et l’argumentaire, pas la validation.
Si rien n’est fait
Chaque année de contrat qui passe verrouille un prix unitaire calculé sur un effort qui n’existe plus. Le rattrapage ne se fait pas rétroactivement.
À qui cela s’adresse
Interlocuteur : DSI, direction générale, direction data selon l’organisation.
Déclencheur : Une partie du run informatique externalisée et un discours d’automatisation ou d’IA, côté prestataire ou côté interne.
Cette situation est la vôtre ?
Trente minutes suffisent pour savoir si l’angle tient chez vous. Si ce n’est pas le cas, je vous le dis, et c’est aussi ce qui fait la valeur de l’échange.
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